Les artistes
- Ned
L’univers de Ned est foisonnant et mouvant : les objets et instruments du quotidien côtoient un monde fantastique rempli de personnages tout droit sortis d’un imaginaire « nedelleyen ». Mélange de symboles celtiques (de par ses origines bretonnes) et de signes inspirés par l’art tribal, son trait est singulier. Dans ses derniers travaux, la couleur devient plus fondue, moins vive, elle joue de la matière et de ses rendus.
- Jerk 45
Comme certains font des mots un poème, Jerk 45 fait de l’univers quotidien une scène tout à la fois poétique, foisonnante et fantastique. Que ce soit à ses débuts ou dans sa peinture actuelle, l’anecdote est présente, par le sujet lui-même – qui pourrait venir d’un dessin animé – et également par le procédé. L’univers bien réel est toujours présent chez lui, tiré de journaux des années 60 / 70. Les personnages se fondent les uns aux autres par un jeu de couleurs et de formes qui se croisent, s’entremêlent et se mélangent.
- MAMBO
Flavien Demarigny, dit Mambo, est d’origine franco-hongroise. Mambo est un peintre qui questionne, un dessinateur qui voyage et un graphiste qui observe le monde. Son œuvre, figurative, renvoie simultanément aux icônes de la société actuelle, à des codes visuels connus, aux pictogrammes, aux idéogrammes… Il utilise l’imagerie populaire véhiculée par les médias et la société de consommation. C’est en travaillant sur les diverses formes de langages visuels qu’il crée son propre style et y associe ses propres codes. En parsemant son œuvre d’indices immédiatement identifiables, il fait le lien avec notre mémoire culturelle.
- Stéphane Carricondo
Stéphane Carricondo est un bavard, il fait parler sa peinture comme une nécessité de s’exprimer autrement que par les mots. Il peint des visages ou portraits, striés par des lignes fermées, exprimant la cartographie d’un territoire intérieur. L’essence même de son travail est l’homme. Fasciné par l’être humain et par tout ce qu’il peut générer et lui apprendre, Stéphane Carricondo peint l’autre comme il le ressent, en essayant continuellement d’aller « voir derrière ».
- Romain Froquet
Il est de ceux dont le 9ème concept a transformé la vie en destin artistique. Son écriture a, depuis ses débuts, exprimé les apparences à travers des visages dont les regards et les cicatrices l’ont porté vers l’exploration d’un inconscient plus instinctif, singulier. Sa ligne a ainsi évolué vers une complexité de formes asymétriques, maîtrisant les couleurs et provoquant l’espace, vers une abstraction cohérente et structurée. Un dessin spontané, libéré des regards.
- Clément Laurentin
Dans son travail, Clément développe plusieurs lignes graphiques et sémiologiques, parfois très distinctes, qu’il tente de faire cohabiter, comme autant de facettes d’une même personnalité.
Ses dessins peuvent être réfléchis ou spontanés, ses portraits ancrés dans le réel ou relatifs à une imagerie onirique, mais avec un souci permanent de jouer avec les contraires et d’en faire jaillir l’inattendu.
- Jérôme Molard
Sa production est basée sur un mélange de styles ethniques et urbains. Parfois très spontané comme pour éviter de se laisser envahir par l’angoisse de la réflexion, il s’est créé un univers complexe entre illustratif et abstrait. « Ne pas savoir exactement ce que je vais dessiner laisse finalement moins de place à l’erreur ». Il poursuit son parcours créatif avec conviction et tente de s’accommoder des contradictions de notre société.
- Veenom
Son univers naïf et onirique, renvoie selon lui « à l’imagerie de ses rêves érotiques ou de ses cauchemars de série B ». Son travail explore les années 50 avec ses pinups dénudées et sexy sur papier glacé, les comics underground des années 60, les personnages de cartoon des années 70, les pochettes punk photocopiées des années 80, tout comme les gravures des contes et fables qui l’enchantèrent enfant. Kaléidoscope de ses fantasmes et de ses phobies, sa peinture reste pour lui une retranscription, sans filtre ni censure, de ses émotions.
- Olivia de Bona
L’univers qu’elle développe est coloré et mystérieux, peuplé de personnages, principalement des femmes, ou d’animaux atypiques et attachants. Olivia s’essaie à diverses techniques plastiques et graphiques et réalise également des créations textiles en tous genres.
- Mast
Gauthier Cora, Alias Mast, associé et directeur artistique de l’agence Four H (Paris) est aussi producteur de musique sur le projet “Perfect Loosers”.
Il explore différentes techniques picturales et musicales. Ses expositions personnelles (Paris, Berlin, Tokyo) révèlent la multiplicité de ses recherches et de ses inspirations. Les influences graffiti, cubistes et surréalistes sont essentielles à la compréhension de son langage artistique, fait de personnages picassiens, d’illustrations naïves et de poésie urbaine.

