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6e Conférence Internationale Architectes de l’urgence
Architecture de demain: la planète terre est-elle encore constructible ?
Le 26 mai 2011 à l'Espace Niemeyer, Paris.
Introduction
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Depuis 10 ans, la Fondation Architectes de l’urgence mobilise des Architectes dans le monde entier pour intervenir suite à diverses catastrophes naturelles, technologiques ou humaines et aider les populations sinistrées : actuellement nous sommes présents en Haïti, au Pakistan, en Afghanistan, en Colombie et au Pérou.
Et depuis 10 ans, nous faisons face à des problématiques récurrentes. Par quels moyens préserver les terres cultivables? Comment maîtriser une urbanisation galopante pour épargner la campagne environnante? Peut-on éviter de construire sur le littoral et dans les zones à risque naturel ? Quelles sont les meilleures méthodes pour y construire des logements décents et sûrs tout en économisant les ressources naturelles?
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| La Conférence Internationale Architectes de l’urgence « Architecture
de demain : la terre est-elle encore constructible ? » évènement à
fort
potentiel médiatique, permettra de réunir des spécialistes de milieux
différents autour de ces questions cruciales et apportera un
éclairage
international sur des sujets qui nous concernent tous.
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Programme prévisionnel
Téléchargez la version imprimable du programme [PDF]
Accès rapide:
Table ronde 1 : Les terres cultivables se restreignent
Table ronde 2 : Construire des villes qui épargnent la campagne
Table ronde 3 : Comment
gérer
un littoral sensible, risqué et surpeuplé?
Table ronde 4 : Réduire
les
conséquences de catastrophes : comment bien bâtir en zone à risque ?
Table ronde 5 : Habitat
durable:
vers une contruction soucieuse des ressources de la planète?
Intervention Laurent-Marc Fischer
Inscriptions
Informations pratiques
Partenaires
9h30 - 11h TABLE RONDE 1
Les terres cultivables se restreignent
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L’urbanisation galopante, dans le monde occidental comme les pays neufs, réduit les surfaces cultivables : en France, la surface des terres occupées par l’habitat augmente environ 5 fois plus vite que la population et les aménagements routiers sont toujours plus voraces en espace.
A l’échelle de la planète, les sols artificialisés progressent de 70 000 à 140 000 km² par an, et aujourd’hui 25% des terres dans le monde sont soumises à un phénomène de dégradation qui amoindrit leur fertilité. A cela s’ajoute une utilisation des terres cultivables à des fins non alimentaires: 4 millions d’hectares de terres africaines ont été achetées par des pays européens afin de développer les agrocarburants.
Au niveau mondial, la surface des terres cultivables, et cultivées à des fins alimentaires, sera t-elle suffisante ? Comment éviter que l’urbanisation, les infrastructures routières et les autres activités humaines ne concurrencent l’agriculture ?
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Dominique Alba
Directrice générale du Pavillon de l'Arsenal et directrice déléguée de
l'APUR.
Dominique Barrau Secrétaire général de
la FNSEA.
Jean-Christophe Debar Directeur de
Pluriagri et directeur adjoint de la fondation FARM.
Nicolas Fischer
Agriculteur-éleveur, vice-président de Jeunes Agriculteurs et de l'AFDI.
Jean-Paul Jaud Réalisateur du
documentaire
«Nos enfants nous accuseront».
Philippe Pointereau Spécialiste de
l'utilisation des terres agricoles à SOLAGRO.
Daniel Tessier Dir. du laboratoire physicochimie et écotoxicologie des sols à l'INRA Versailles
Lionel Vilain Conseiller technique agricole de
France Nature Environnement.
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11h40 - 13h TABLE RONDE 2
Construire des villes qui épargnent la campagne
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Grapillant du terrain sur les terres cultivables, attirant de plus en plus de gens, les métropoles à travers le monde semblent occuper une position clé dans l'aménagement futur de nos territoires.
L'avenir de l'humanité dépend donc de ses villes. Elles abritent déjà la moitié de la population de la planète. Selon le rapport "Villes harmonieuses"de l'ONU, les pays en développement sont responsables de 95% de la croissance urbaine mondiale et absorbent 5 millions de nouveaux urbains chaque mois. La population urbaine des pays en développement devrait donc doubler d'ici 2050. Amener la campagne à la ville, lutter contre le mitage en développant des "métropoles de la ruralité", concevoir des éco-quartiers ... autant de propositions pour faire face à une urbanisation galopante.
Comment adresser les problématiques d'urbanisation et envisager l'aménagement des métropoles? Les solutions proposées dans les pays occidentaux sont-elles adaptables partout? Comment faut-il les penser et les développer?
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Alain Bornarel Ingénieur au bureau d'études Tribu.
Roland Castro Architecte DPLG.
Francis Cuillier Spécialiste en planification urbaine, pdt du Conseil Français des Urbanistes.
Julie Delcroix Chargée du Programme Urbanisme-Habitat Durable, WWF France.
Emmanuel Hyest Agriculteur, président de la SAFER Haute Normandie.
Francis Rol-Tanguy Directeur de l'Atelier Parisien d'Urbanisme.
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14h - 15h30 TABLE RONDE 3
Comment
gérer
un littoral sensible, risqué et surpeuplé?
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Près de 40% de la population mondiale vit actuellement sur le
littoral et l’ONU prévoit qu’en 2020, 80% des hommes vivront sur une
bande côtière de 100km. Les phénomènes climatiques ont un impact aggravé
dans ces zones côtières surpeuplées et fragilisées, comme l’a montré le
drame de la tempête Xynthia en mai 2010.
D’ici 10 ans, la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes
pourrait priver jusqu’à 150 millions de personnes de leur habitat, en
touchant de façon plus forte les zones côtières. Est-il
possible
de désengorger le littoral et d’assurer la préservation des
espaces côtiers dans un avenir proche? Quelles mesures peuvent être
prises pour atteindre ces objectifs ? Quels sont les instruments de
prévision des risques pour le littoral au niveau mondial ? Comment les
intégrer ?
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Pascal Barrier
Directeur des départements à
l'Institut Polytechnique LaSalle
Jacques
Faye
Responsable de l'Information sur les
risques majeurs au Ministère de l'Ecologie
Tricia Helyar
Architecte, membre des Emergency
Architects Australia.
Alain
Merckelbagh
Auteur, ancien directeur de l’aménagement du
littoral à l’Ifremer
Jean Schepman
Vice-Président du Conseil Général du Nord chargé du Développement Durable, de l'Environnement et de la Politique de l'Eau
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15h40 - 17h10 TABLE RONDE 4
Réduire
les
conséquences de catastrophes : comment bien bâtir en zone à risque ?
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Tsunami en Indonésie et au Japon, ouragans et typhons
majeurs en Asie et en Amériques, séismes dévastateurs, canicules
extrêmes, inondations… font partie des 7563 événements naturels
dommageables qui ont marqué la décennie écoulée, causant la mort de plus
d’1,2 millions de personnes.
Dans son quatrième rapport d’évaluation, le Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat cite parmi les
changements climatiques probables à l’avenir des périodes de chaleur
plus fréquentes, une fréquence accrue des fortes précipitations,
une augmentation de l’intensité des cyclones tropicaux ainsi que
des effets d’une montée extrême du niveau de la mer.
Au regard de la nécessité de logement dans le monde, il
est difficile d’enrayer l’urbanisation de zones dites « à risque » car
l’on ne peut se priver de cet espace.
Dans les zones présentant plus de risques d’être affectées
par les aléas naturels, les espaces urbains peuvent s’avérer les plus
dangereux comme les plus sûrs au monde selon les choix constructifs : à
lui seul, le tremblement de terre en Haïti en janvier 2010 a tué plus de
220 000 haïtiens alors qu'en 1995, un séisme de magnitude 7,2 survenu
dans la région de Sendai au Japon n’a fait aucune victime.
Quelles mesures prendre dans quels contextes pour
réduire les conséquences des catastrophes naturelles? Peut-on, doit-on
interdire la construction dans les zones les plus affectées par les
évènements naturels ? Comment bien bâtir dans les zones à risque ?
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Jean-Yves Barcelo
Conseiller interrégional à ONU Habitat
Philippe Bisch
Président de l'Association Française
du Génie Parasismique (AFPS)
Franck Lavigne
Directeur adjoint du laboratoire de
géographie physique au CNRS
Antoine
Petibon
Responsable du pôle programmes
internationaux à la Croix Rouge Française
Alain
Retière
Ingénieur, ancien directeur de CLIMSAT
Diane
Simard
architecte, vice-présidente des
Architectes de l'urgence Canada
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17h20 - 18h50 TABLE RONDE 5
Habitat
durable:
vers une contruction soucieuse des ressources de la planète?
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Le secteur du bâtiment
représente plus de 20 % des émissions de gaz à effets de serre et
produit annuellement 31 millions de tonnes déchets en France. Pour
pallier cette pollution et économiser les ressources de la planète, le
défi actuel est de rendre l’habitat existant et les constructions neuves
« durables».
Mais le terme « durable » peut recouvrir divers aspects de
la construction : performances du bâti, matériaux sains ou locaux,
confort des usagers, méthodes de certifications, démarche sociale
d’implication d’acteurs régionaux. HQE, BBC Effinergie, RT2012,
Passivhaus, Minergie, autant de labels qui recouvrent des exigences
environnementales et des choix constructifs très différents.
Au-delà de la construction durable, les changements de comportements
pourront se montrer cruciaux : à titre d’exemple, si l’Afrique consomme
en moyenne 10 à 20
litres d’eau par habitant et par jour, cette
consommation est multipliée par 10 en Europe et par 20 aux Etats-Unis.
Qu’est-ce qu’une construction dite « durable » ? Les
avancées actuelles en matière de technologie et les démarches telles que
le HQE sont elles suffisantes pour pouvoir parler de « construction
durable » ? Peut-on répondre au challenge actuel du développement
durable sans un changement profond des comportements ?
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Jean-Yves
Appert
Directeur
Villes et Territoires durables à l’ADEME
Jean Yves Brélivet
Maitre d’oeuvre B.E. «Les
constructions écologiques» et vice-président de l’association Approche
Ecohabitat.
Yannick
Champain
spécialiste de l’éco-construction et
président de l’association Globe 21
Chloé
Clair
responsable
développement durable de Bouygues International
Jean-François
Susini
architecte
DPLG
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19h - Intervention
"Deh Sabz ou
pourquoi et comment une ville pour 3 millions d'afgans
Laurent-Marc
Fischer
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