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>>>Tchad – Guerre civile 2007-2009
Tchad – Guerre civile 2007-2009 2017-01-02T16:55:57+00:00

Tchad

Guerre civile – 2005 – 2010

Intervention en faveur des réfugiés soudanais et des déplacés tchadiens suite à la crise du Darfour entre 2007 et 2009

Pendant de nombreuses années, les populations du Tchad et du Darfour furent victimes d’affrontements armés. A ces guerres, s’ajoutait la pauvreté qui poussait les habitants du Soudan à fuir vers le Tchad et les habitants tchadiens à se déplacer dans leur propre pays.

Architectes de l’urgence souhaita répondre à cette situation dramatique et lança une mission d’évaluation au Tchad en juin 2007.

Cette première phase permis de soulever les principaux problèmes et Architectes de l’urgence  décida de se centrer dans un premier temps sur l’éducation. Des programmes d’amélioration des conditions d’infrastructures scolaires et de construction d’écoles furent développés dans l’est du Tchad.

Avec la sécurité, la santé et l’accès à l’eau, l’éducation fut une des priorités du pays, sans laquelle, tout développement aurait été  impossible. On estima les besoins en salles de classe à 35 000 pour tout le Tchad alors qu’on n’en comptait que 7 000 sur l’ensemble du territoire.

Les besoins concernaient plusieurs types de populations : les déplacés, les populations hôtes et les réfugiés. De plus, Architectes de l’urgence s’était attaché, comme dans tous ses programmes, à développer l’économie locale et à agir dans une stratégie de long terme.

Les principes de l’intervention d’Architectes de l’urgence au Tchad

La situation dramatique du Tchad  nécessitait la présence d’une ONG spécialisée dans la construction :

  • Des infrastructures nécessaires (notamment des écoles), l’éducation étant un outil fondamental pour la stabilité du pays;
  • Nécessité de constructions durables et adaptées à l’environnement climatique et social;
  • La reconstruction de l’outil économique, notamment des routes sans lesquelles aucun échange n’est possible;
  • Le transfert de connaissances envers les populations déplacées et réfugiées;
  • La revalorisation sociale des déplacés en leur offrant une activité;
  • Les besoins en formation pour leur permettre de savoir eux même reconstruire leurs maisons.

Engagement des populations réfugiées

De manière générale, les réfugiés furent très impliqués dans  la construction d’infrastructures et tous les autres projets visant à améliorer leurs conditions de vies dans les camps.

Construire en tenant compte du contexte écologique alarmant dans les zones des camps de réfugiés et notamment la déforestation. L’action des Architectes de l’urgence s’inscrit dans une optique de développement durable, notamment en utilisant, des matériaux réutilisables et qui ne détruisent pas le milieu naturel.

Actions des Architectes de l’urgence au Tchad en 2007 et 2008

3 programmes ont été développés par Architectes de l’urgence en 2007 et 2008 dans les camps de réfugiés et les camps de déplacés au Tchad.

1 – Programme à  Guereda en partenariat avec l’UNHCR (Haut-Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies)

Les objectifs du projet sont : une expertise pour connaître les besoins des populations, la construction d’écoles, la réhabilitation de deux centres de santé, la formation aux techniques de construction.

Bilan effectif : 30 salles de cours ont été construites et 2 bâtiments témoins qui servent de support aux formations dispensées aux populations locales.

2 – Programme à Bahai avec IRC (International Rescue Committee)

Dans ce camp Architectes de l’urgence au-delà de son intervention de reconstruction des écoles, a souhaité aussi intervenir dans une logique de long terme et de développement local en créant une briqueterie.

Cette dernière a permis de faire travailler la main d’œuvre locale et représente un outil de travail qui pourra être utile à plus long terme pour la population.

Bilan effectif : 30 salles de cours et 1 briqueterie ont été construites.

3 – Evaluation de l’état de toutes les structures scolaires dans les camps de réfugiés au Tchad en collaboration avec UNICEF

Ce projet est essentiel, car il est le soubassement à l’intervention des ONG dans les camps de réfugiés au Tchad et plus précisément dans les actions de reconstruction d’écoles.

Nos actions continuent en 2009

Les programmes présentés avec l’UNHCR et UNICEF ont été achevés.

Un nouveau partenariat avec le HCR a été signé en mars 2009 afin de continuer notre action sur les camps de Milé et Kounoungou. De nouveaux projets concernant la construction de plusieurs écoles sont en cours de conception et nous recherchons à l’heure actuelle des financements pour nous permettre de mener à bien ces projets.

Depuis mars 2009, un accord de partenariat lie MSF-Suisse à la fondation Architectes de l’urgence FAU pour la conception-construction du projet nommé Village des Femmes Papillon.

Il s’agit d’un centre d’accueil et de consultation des femmes atteintes de fistule et soignées à l’hôpital d’Abéché.

A l’heure actuelle, MSF-Suisse accueille ces femmes dans l’école des infirmiers qui souhaitent récupérer leurs locaux. MSF-Suisse a donc pour projet de construire un grand bâtiment pour pouvoir déménager le centre d’accueil.

Architectes de l’urgence a assisté MSF-Suisse dans une 1ère phase de conception du bâtiment, ainsi que dans la rédaction d’un cahier des charges technique précis.

La deuxième phase, consistant à mettre en œuvre, suivre et coordonner les opérations de construction de ce projet, a débuté avec le lancement de l’appel d’offres. MSF a souhaité  poursuivre sa collaboration avec Architectes de l’urgence pour cette ultime phase.

La fistule est une affection dont souffrent les femmes suite à des accouchements difficiles et dont les effets sont dévastateurs tant pour leur santé physique que pour leur santé psychosociale.

Cette maladie peut être opérée, mais l’intervention est assez délicate. L’objectif du village des femmes papillons est de pouvoir accueillir ces femmes en pré et post opératoire dans un lieu qui leur est réservé, où elles peuvent se sentir à l’aise. L’objectif donné à leur passage dans ce centre est qu’elles puissent, à la sortie, réintégrer de nouveau la société et envisager un nouveau départ, un nouvel envol (d’où la dénomination de village papillon).